vendredi 4 décembre 2009

Rouille

Il a plu dans mon petit cœur hier soir en remontant Saint-Denis. C’était tout écorché comme la devanture d’un immeuble rouillé. Les gins tonics se sont enchaînés et il y a eu la gorgée de trop qui m’a fait basculer vers la tristesse. Ce sentiment bizarre que ma ville me faisait mal en marchant dans le vide, que tout m’avait atteint et traversé comme la fumée quand il fait froid. Une solitude oubliée, une soirée qui pourtant avait bien commencé. Le goût de rouille, je l’ai en arrière fond de ma gorge que mes sanglots ont étouffé. Montréal tu me fais souffrir de désir et comme une femme battue, je te reviens sans cesse.

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