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Vibreur
Le téléphone tressaute seul au milieu de la nuit, comme une grimace qui fait peur. Aux heures où je dors et mon esprit est parti loin dans un paradis chaud et douillet, le retour au drap froid et à la sombre attitude de ma chambre me fait comme une impression de rouleau compresseur sur le corps. Il n’est que de rares bonnes nouvelles à cette heure-ci… comme mon amant est perdu dans tout ce flot de répliques attendues que je soupire et me rendors. En me réveillant, le cauchemar est enfermé dans une petite boite vocale d’une minute et vingt secondes. La solitude a gagné sa bataille hier soir.
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